
La pollution suscite une pression diplomatique
Le Parti populaire (PP) d'opposition a exhorté mercredi le gouvernement à prendre l'initiative pour lutter contre la pollution des rivières dans le nord de la Thaïlande, affirmant que des preuves suggèrent une possible origine dans des activités minières en Myanmar.
Le Parti populaire (PP) d'opposition a exhorté mercredi le gouvernement à prendre l'initiative pour lutter contre la pollution des rivières dans le nord de la Thaïlande, affirmant que des preuves suggèrent une possible origine dans des activités minières en Myanmar.
Cela fait suite à la rencontre entre le leader du PP, Natthaphong Ruengpanyawut, et le député de Chiang Mai, Pattharapong Leelaphat, avec l'ambassadeur chinois Zhang Jianwei mardi à l'ambassade de Chine à Bangkok pour discuter de la pollution transfrontalière de l'eau dans la région nord.
Le parti a remis à M. Zhang des recherches, des résultats d'analyses d'eau et de sédiments, ainsi que d'autres preuves indiquant que la contamination pourrait provenir d'activités minières au Myanmar plutôt qu'en Thaïlande.
M. Natthaphong a indiqué que la délégation du parti a été informée que Pékin était prête à agir si des preuves crédibles montraient que des mines en Myanmar causaient la pollution et exportaient des matières premières vers la Chine.
L'ambassade a également assuré à la délégation que l'information serait transmise à Beijing pour examen, a-t-il ajouté.
Selon M. Natthaphong, des responsables chinois lui ont dit que le problème ne pouvait pas être résolu uniquement par la Chine et nécessitait une coopération entre la Thaïlande, le Myanmar et d'autres parties.
Il a exprimé sa confiance dans le fait que si la Thaïlande, en tant que pays directement concerné, prend l'initiative par des canaux diplomatiques, la Chine serait prête à soutenir cet effort.
En réponse à des questions concernant une déclaration de l'ambassade chinoise, qui indiquait que les informations n'avaient pas encore été vérifiées et appelait toutes les parties à rester objectives, M. Natthaphong a dit qu'il était d'accord avec la position de l'ambassade.
Il a ajouté que le problème devait être basé sur des faits et que la Chine soutiendrait les efforts thaïlandais une fois que les preuves seraient établies.
M. Pattharapong a déclaré que le parti avait soumis plus de 500 pages de documents, comprenant des études scientifiques, des résultats d'analyses d'eau et de sédiments, et l'emplacement de 2 676 mines, pour examen.
Abonnez-vous à notre newsletter pour des mises à jour quotidiennes, des actualités de dernière minute et du contenu exclusif.
